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4 faits historiques plus effrayants que la fiction

Ah, l’Halloween. Les costumes, les bonbons et l’odeur de pumpkin spice latté quand tu passes devant un Starbucks. Mais c’est surtout la fête où on n’a pas l’air weird quand on dit au gens qu’on aime avoir peur. Et si comme moi vous aimez regarder des vidéos de conspiracy theories, lire des creepypastas ou jouer à des survival horror, vous êtes à la bonne place. C’est pour ça que j’ai fait une belle liste de faits historiques creepy, parce qu’il y a rien qui fait plus effrayant que la réalité (non, même pas les tweets sur Dear David).

1. Sauvé par la cloche

Une réelle peur d’être enterré vivant (taphophobie pour les intéressés) s’est installée aux 18e et 19e siècles durant les nombreuses épidémies de choléra qui se sont propagées principalement en Europe, en Asie et en Afrique. C’était difficile pour les médecins de l’époque de dissocier les morts cérébrales (ou même les comas) des morts réelles, donc on peut se douter que certains patients ont été mal diagnostiqués. Des journaux de l’époque ont rapporté des histoires de gens enterrés vivants, et comme c’était souvent le cas au Moyen Âge et durant la modernité, la panique a emporté les populations.

Ça fait que pour remédier à ça, le nouveau trend, c’était les safety coffins (« cercueils de sécurité »). Plusieurs modèles différents ont été construits, mais le principe revenait souvent au même : le « mort » pouvait tirer sur une corde (dans le cercueil) reliée à une cloche (hors de la tombe) pour signaler qu’il était encore vivant. Les chances de survie étaient pas énormes considérant que quelqu’un devait entendre la cloche avant de déterrer la victime, mais au moins ça a permis d’apaiser certaines consciences.

D’autres modèles de cercueils plus fancy ont été fabriqués pour les plus excentriques (lire « riches »), dont celui du duc Ferdinand de Brunswick-Lunebourg qui laissait pénétrer la lumière (tsé histoire d’avoir un beau teint à sa sortie de coma), en plus d’avoir un tube pour faire entrer de l’oxygène et une serrure à l’intérieur du cercueil (le duc avait la clé avec lui, évidemment). Ça lui aura pas servi à grand-chose étant donné qu’il est mort définitivement d’une pneumonie en 1792.

Même si la panique a débuté au 18e siècle, plusieurs cas similaires ont été rapportés bien avant. Le plus connu d’entre eux est celui du philosophe John Duns Scotus. Mort en 1308, on aurait rouvert sa tombe quelque temps après sans se douter qu’on y trouverait la moitié de son corps hors du cercueil et ses mains ensanglantées…

Cette partie-là pourrait être juste un mythe, though, donc soyez pas trop effrayés… pour le moment.

2. Un tibia avec ça?

Je sais pas pour vous, mais moi, j’aime ça manger. On dit souvent que les spécialités culinaires européennes sont parmi les meilleures au monde… mais pas durant la modernité. Et pas dans la bourgeoisie et l’aristocratie moderne. Tsé quand je vous ai parlé de gens excentriques (lire encore « riches ») au dernier point? Ben ces gens-là voulaient souvent être immortels, et pour se garder en santé et « guérir » leur corps, plusieurs d’entre eux consommaient des « ingrédients miracles ». Et par « ingrédients », j’entends des humains. Et par « humains », j’entends aussi des momies.

Effectivement, le « cannibalisme médicinal » était pratiqué chez certains Européens bien nantis aux 16e et 17e siècles. Ok, dit de même, ça sonne dégueu (et ce l’est), mais à leur défense, les « ingrédients » étaient souvent intégrés aux remèdes de l’époque. C’est comme si vous preniez des Advil Liquigel aujourd’hui pour un mal de tête et qu’il y avait des morceaux de crânes émiettés dedans. Parce qu’on sait tous qu’il y a rien de mieux pour le mal de tête qu’ingurgiter celle de quelqu’un d’autre.

Les différentes parties du corps pouvaient posséder divers bienfaits, comme la graisse qui servait à soigner les blessures externes (c’était le Polysporin de l’époque). Les momies égyptiennes ont été parmi les premiers « remèdes humains » utilisés, mais les gens ne consommaient pas seulement des morceaux humains pour leurs effets médicinaux. Certains préféraient absorber des ingrédients frais pour leurs « bienfaits ». Par exemple, c’était considéré bon pour le corps de consommer le sang d’un humain fraîchement décédé parce qu’il contenait encore la vitalité de son ancien propriétaire. Faut voir ça comme le smoothie au kale de la modernité.

Yummy.

3. It’s just a flesh wound

Dans le but de provoquer une mort rapide et non douloureuse, les Français ont inventé la guillotine et ont utilisé ce système jusqu’en 1981, année où la peine de mort a été abolie en France. L’argument était que la guillotine entraînait une perte de conscience instantanée (c’était même une manière « noble » de mourir puisqu’elle était considérée « sans souffrance »), sauf qu’on s’est rendu compte que finalement, une tête tranchée, ça reste conscient plus longtemps qu’on le pense.

En 1905, le médecin français Gabriel Beaurieux a observé la tête de Henri Languille, un criminel condamné à mort, après s’être fait guillotiner. Le Dr. Beaurieux a remarqué que la tête réagissait normalement aux stimuli testés. Par exemple, au moment où le médecin a interpellé Languille en nommant son nom, le nouvellement décapité l’a suivi du regard. Et si c’est pas assez troublant à votre goût parce que vous pensez que ça a dû être un processus rapide, sachez que la tête a continué de réagir aux stimuli entre 25 et 30 secondes. Et si vous trouvez que 30 secondes c’est pas si long que ça, pensez à une pub sur Youtube qui dure 30 secondes. C’est long longtemps.

Les tests de Beaurieux ne sont pas les seuls qui ont été faits sur des têtes décapitées. Le docteur russe Sergei Brukhonenko aurait expérimenté deux décennies plus tard sur des têtes de chiens en documentant ses expériences dans son film Expériences de réanimation d’organisme (il y a un extrait ici pour ceux qui voudraient se torturer un peu). Les tests consistaient à brancher des têtes de chiens à des machines qui reproduisaient les effets du coeur et des poumons de façon artificielle. Et oui, vous vous en doutez, les chiens réagissaient aux stimuli.

Si ça peut vous rassurer un peu, certains pensent que le film présente une reconstitution des expériences du docteur et non les expériences elles-mêmes.

It’s something.

4. Poop mais poop égal

Vous savez ce qui est plus terrifiant que le cannibalisme, la décapitation et être enterré vivant? Avoir une envie pressante quand c’est pas le temps. Pour éviter des catastrophes excrémentales, les soldats du Moyen Âge devaient se préparer à toutes les possibilités. En 1415, durant la bataille d’Azincourt, phase majeure de la guerre de Cent Ans, les Anglais et les Français se sont (encore) fessés dessus. Sauf que le camp anglais était victime d’une épidémie de dysenterie.

La dysenterie, c’est une inflammation de l’intestin provoquée par une bactérie ou un parasite, ce qui veut aussi dire des cas de diarhées saignantes. Et durant une bataille, tu peux pas faire de time out pour aller te soulager. Ça fait que les archers anglais, qui avaient pas trop à se déplacer, ont décidé d’enlever leurs pantalons pour faciliter le processus en combinant l’archerie et le soulagement intestinal.

Ça aurait pu s’arrêter là, mais les archers ont décidé d’innover et de profiter de leur handicap… en trempant leurs flèches dans leur caca. Comme ça, ils pouvaient transmettre la bactérie aux Français et provoquer une détresse psychologique chez l’ennemi.

By the way, les Anglais ont gagné. Ce sont des événements comme celui-là qui nourrissent ma passion pour l’histoire.

Bonus

En occident, le nombre 13 est souvent associé à la malchance. Certains édifices évitent même de construire un treizième étage et passent directement de 12 à 14. Mais au Japon, c’est surtout le chiffre 4 qui est mal perçu. La raison est qu’il peut se prononcer shi, qui veut aussi dire « mort ». Et comme ce chiffre fait peur, c’est la raison pour laquelle j’arrête cette liste à quatre. C’est surtout pas parce que je suis lâche.

Écrit par Dave Gilbert

Dave est étudiant en histoire et s'intéresse beaucoup à la politique américaine. Ses autres passions sont la culture japonaise et regretter d'avoir regardé des vidéos qui font peur avant de se coucher. Il ne manquera jamais l'occasion de faire une référence à Jojo's Bizarre Adventure dès qu'il le peut.

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